Leïla Beaudoin

Boxeuse professionnelle
25 ans
Originaire de Témiscouata-sur-le-Lac

Alors que la boxe professionnelle n’avait toujours compté que sur des modèles masculins au Québec, quelques femmes s’imposent maintenant dans le ring. Sous contrat avec l’agence Eye of the Tiger Management, Leïla Beaudoin figure parmi les quatre pionnières qui font vibrer les câbles sur la scène internationale.

Ancienne skieuse alpine — elle a d’ailleurs participé à une Finale des Jeux du Québec à Blainville en 2009 —, la Témilacoise d’origine a pourtant découvert ce sport sur le tard, à 17 ans. C’est dans un cours de cardio à l’École de boxe olympique de Rivière-du-Loup qu’elle a révélé son talent naturel pour les jabs. Au grand bonheur de son père, qui ne manquait aucun combat de Lucian Bute à la télé.

Rapidement, cette athlète instinctive a intégré l’équipe de compétition, livrant son premier combat à 18 ans. Cinq ans et des centaines de coups plus tard, elle devenait championne canadienne en 2019. Après un court et frustrant passage au sein de l’équipe nationale, la jeune pugiliste choisissait, à 23 ans, de précipiter son saut chez les professionnelles. Avec trois affrontements dans le corps, elle présente une fiche parfaite, bonifiée d’un K. O.

Malgré l’annulation de son dernier combat en raison d’un résultat positif à la COVID-19, Leïla Beaudoin poursuit sa quête de rapporter un jour une ceinture dans son salon. Engagée avec passion dans la cause de la santé mentale chez les hommes, elle rêve également d’avoir des enfants et de travailler comme accompagnante à la naissance auprès des familles.

 

« Ce que j’ai préféré de ma participation à la Finale des Jeux du Québec, c’est l’esprit de communauté qui s’y est formé. Nous avions tous le sentiment de vivre ensemble une grande aventure, loin de chez nous. C’était juste du plaisir. »

 


Portrait Zachary

Zachary Emond

Gardien de but au hockey
20 ans
Originaire de Saint-Cyprien

La dernière saison de Zachary Emond dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) n'aura pas été exactement celle dont il avait rêvé. Échangé aux Sea Dogs de Saint John en janvier, le gardien de but a dû composer avec des contraintes sanitaires strictes liées à la pandémie de la COVID-19 et subir l'élimination en première ronde des séries éliminatoires. À quelque chose malheur est bon: à peine avait-il accroché ses jambières qu'il était appelé pour rejoindre le club-école des Sharks de San José de la Ligue nationale de hockey, avec lequel il est sous contrat depuis 2019. En mai 2021, il faisait donc son entrée chez les professionnels au sein du Barracuda de la Ligue américaine de hockey. 

Pendant ses trois premières saisons junior, le grand cerbère de 6 pieds 3 pouces a réalisé des miracles devant le but des Huskies de Rouyn-Noranda. En 2019, il a notamment contribué à amener en Abitibi la Coupe du président et la coupe Memorial, remise à la meilleure équipe de hockey junior au Canada. Dans le livre des records de la LHJMQ, il détient d’ailleurs celui du plus grand nombre de blanchissages réalisés dans une seule campagne.

Fils d’un gardien de but, il a toujours su que sa place se trouvait devant le filet. Au sein de la structure de Hockey Rivière-du-Loup, le jeune Cyprianais s’est rapidement imposé, se taillant ensuite une place dans les Albatros du Collège Notre-Dame de la Ligue de hockey midget AAA. En 2015, les ailes bien déployées, il aidait l’équipe de l’Est-du-Québec à décrocher une quatrième place à la Finale des Jeux du Québec, à Drummondville.

Suite logique de son parcours sans faute : à 18 ans, il entendait son nom retentir au micro lors du sixième tour du repêchage de la Ligue nationale de hockey, qui se tenait à Dallas. Ayant depuis participé deux fois au camp d’entraînement des Sharks, le jeune homme discipliné devrait retourner sous le soleil californien en septembre 2021 pour amorcer sa première saison complète chez les professionnels, soit avec les requins ou avec leur club affilié.

«Participer à une Finale des Jeux du Québec est une expérience que je n’oublierai jamais. En plus d’avoir eu la fierté de représenter ma région, j’ai passé des moments incroyables avec mes coéquipiers et des jeunes de partout au Québec.»

 


Alexis Marceau

Patineur de vitesse sur courte piste
22 ans
Originaire de Rivière-du-Loup

À 4 ans, Alexis Marceau donnait ses premiers coups de lames avec le Club de patinage artistique Les Arabesques. Deux ans plus tard, comme il souhaitait faire des courses plutôt que des doubles boucles piqués, ses parents ont fait dévier sa trajectoire vers le patinage de vitesse, au sein des Loupiots. Cet infatigable sportif, qui a aussi compétitionné en tennis, en soccer et en vélo pendant son adolescence, figure parmi les rares jeunes athlètes à avoir participé à trois Finales des Jeux du Québec dans trois sports différents.

En 2018, alors qu’il portait les couleurs du Centre d’entraînement en patinage de vitesse de la région de Québec, il était choisi pour représenter le Canada au Championnat mondial junior, en Pologne. Depuis, il s’entraîne avec l’équipe nationale, à Montréal, où il poursuit des études en génie mécanique. À l’automne 2020, la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec lui a d’ailleurs remis une bourse visant à le récompenser pour ses résultats scolaires.

Même si sa dernière compétition remonte à février 2020, Alexis Marceau continue, malgré la pandémie, à s’entraîner plus de 20 heures par semaine au Centre national de patinage de vitesse, installé à l’aréna Maurice-Richard. Il espère se qualifier cette année pour les Jeux olympiques de Pékin, qui se tiendront en février 2022.

«Mes participations aux Finales des Jeux du Québec m’ont appris que le plus important dans le sport est de s’amuser. Même si elle est impressionnante, cette compétition ne va pas changer ta vie, alors profites-en!»



 

Portrait Cindy

Cindy Ouellet

Joueuse de basketball en fauteuil roulant
32 ans
Originaire de Rivière-du-Loup

Athlète née, Cindy Ouellet pratiquait le ski alpin et le soccer de haut niveau quand on lui a diagnostiqué un virulent cancer des os, à 12 ans. Les médecins évaluaient alors à 3 % ses chances de survie. Après des dizaines d’opérations et plusieurs cycles de chimiothérapie, qui l’auront privé de l’usage d’une de ses jambes, l’adolescente a vite retrouvé le goût du sport sur la piste d’athlétisme et dans la piscine, avant de vivre, à 16 ans, une révélation sur un terrain de basketball.

Sa progression a été si rapide sur le plancher de bois qu’un an plus tard, elle participait aux sélections nationales et deux ans plus tard, en 2008, elle prenait part à ses premiers Jeux paralympiques. Depuis, cette joueuse intense a porté trois fois le maillot canadien sous les anneaux, en plus de représenter le pays une fois en ski paranordique (Pyeongchang, 2018). Elle est d’ailleurs la première athlète paralympique québécoise et l’une des rares au monde à avoir participé à la fois à des Jeux d’été et d’hiver. En 2019, son équipe a remporté l’or aux Jeux panaméricains, disputés à Lima, au Pérou.

Celle qui réside maintenant à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier s’entraîne actuellement pour les Jeux de Tokyo, qui doivent se tenir à l’été 2021, et pour les Jeux de Pékin, prévu en février 2022. Ambassadrice pour l’organisme Sport-Aide, conférencière et conseillère pour l’entreprise d’équipements adaptés de ses parents, elle termine en parallèle ses études doctorales en génie biomédical.

 «Plus que mes boîtes de trophées ou mes études supérieures, ce qui me rend le plus fière est d’avoir réussi à choisir qui je voulais devenir. J’ai vécu beaucoup d’épreuves, mais je suis toujours restée intègre. Je me sers aujourd’hui de ces expériences pour motiver et inspirer les autres.»

 


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