Développement durable

Dans une perspective de développement durable et d’écoresponsabilité, le Comité organisateur de la Finale des Jeux du Québec – Rivière-du-Loup 2022 (COFJQ-2022) s’engage à réaliser l’événement en s’appuyant sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique dans ses actions. Ainsi, la 56e Finale laissera un héritage durable pour la communauté locale et régionale, tant par l’image qu’elle véhiculera que par les impacts qu’auront ses actions. Pour y arriver, elle s’appuiera sur les cinq grandes orientations suivantes :

  1. Approvisionnement responsable, alimentation et sélection des fournisseurs
  2. Gestion responsable du matériel et des matières résiduelles
  3. Transport durable et gaz à effet de serre
  4. Gestion des sources d’énergie et d’eau
  5. Communication, sensibilisation et implication sociale

La Politique de développement durable de l’organisation sera dévoilée en 2021.

 


Audrey Morin, coordonnatrice générale et responsable du secteur du développement durable, partage ses conseils pour intégrer des habitudes écoresponsables dans sa pratique du sport.

 

1. UNE BOISSON ÉNERGISANTE FAITE MAISON 

Quand la saison des pommes bat son plein, faites donc des réserves de jus auprès des vergers locaux pour vous préparer une boisson d’hydratation parfaite pour les sports d’hiver!

Cette solution économique et écologique encouragera nos producteurs locaux, en plus de limiter la pollution causée par le transport des bouteilles de boissons commerciales. Bonne dégustation!
 
 
 

2. CONNAISSEZ-VOUS L'ÉCOJOGGING?

Adepte de la course à pied? Profitez de votre prochaine sortie pour ramasser les déchets qui jonchent votre parcours.

Cette pratique, qui a l’avantage de varier les mouvements durant l’entraînement, vous permettra de faire plusieurs petits pas pour la planète, tout en améliorant votre cardio. Enfilez des gants, prenez un sac, et c’est parti!

 
 

3. POUR UN BOTTÉ PLUS VERT

Vous connaissez sûrement la certification équitable pour le café, le thé, le chocolat et peut-être les bananes, mais savez-vous qu’il en existe aussi une pour les ballons de sport? Généralement, les ballons sont cousus à la main par des femmes et des enfants qui reçoivent un salaire à la pièce au Pakistan, en Chine ou en Indonésie. Résultat : de longues heures de travail à un taux inférieur au salaire minimum.

La certification équitable est garante d’une interdiction du travail des enfants et d’un salaire minimum pour les travailleuses et travailleurs. Vous aurez l’esprit plus tranquille pendant votre prochaine partie de soccer...

Pour en apprendre davantage, CLIQUEZ ICI.
 
 

4. DU PÉTROLE DANS NOS VÊTEMENTS

Saviez-vous que les vêtements de sport en fibres synthétiques sont fabriqués avec du pétrole? Au lavage, nos leggings relâchent ainsi des microparticules de plastique qui se retrouvent dans nos cours d’eau, nuisant à nos écosystèmes.
 
Pour limiter notre impact environnemental, on peut choisir de transpirer dans des fibres naturelles, comme le chanvre, le coton biologique ou la laine de mérinos. Si on ne peut se passer des fibres synthétiques, il existe maintenant plusieurs produits conçus à partir de fibres recyclées (comme ceux de la compagnie québécoise Oraki, représentés sur notre photo). Cela n’empêche pas le relâchement de microparticules, mais permet de réduire l’empreinte écologique globale du vêtement.
 
Une autre option encore plus sensée : acheter des vêtements usagés!
 
 

5. FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX

 
Votre raquette de badminton a rendu l’âme? Les patins de votre fiston sont désormais trop serrés? Surtout, ne jetez rien! Si vos accessoires de sport sont brisés, voyez d’abord si vous pouvez les réparer. S’il n’y a rien à faire et qu’ils sont irrécupérables, allez en disposer à l’écocentre ou offrez-leur une deuxième vie. Pourquoi ne pas les transformer en décoration originale, par exemple?
 
En revanche, si vos articles sont encore en bon état mais qu’ils ne vous servent plus, pensez à les vendre, à les donner ou à les échanger sur des sites de vente en ligne ou dans des bazars. N’oubliez pas que vous pouvez aussi vous tourner vers l’emprunt et la location pour remplacer les pièces d’équipement dont vous ne vous servez que quelques fois par saison!
 
 

6. FORT COMME UN BOEUF, SANS VIANDE!

 
On entend de plus en plus parler du faible impact environnemental de l'alimentation végétale, mais lorsqu'il est question de performances sportives, est-ce que les végétaux peuvent suffire? Eh bien, oui!
 
De nombreux athlètes ayant adopté un régime sans viande ont même vu une amélioration de leurs performances. L'alimentation végétale permet notamment aux muscles de récupérer plus rapidement après l'entraînement.
 
Est-ce qu’une assiette verte est adaptée à toutes les disciplines? Il semblerait que oui... Même à l’haltérophilie ! Kendrick Farris en est un bel exemple. Cet athlète olympique est végétalien depuis 2014 et cela ne l'a pas empêché de représenter les États-Unis aux Jeux olympiques de Rio en 2016.
 
 

7. POLLUANT, L'ENTRAÎNEMENT DEVANT SON ÉCRAN?

Avec les mesures de confinement, nous sommes nombreux à pratiquer notre sport dans notre salon. Depuis le début de la pandémie, s’entraîner devant un écran est devenu une belle alternative, qui permet de profiter de l’expertise et des encouragements de professionnels. Le gym sur Zoom a aussi l’avantage de ne pas nous faire sortir la voiture. Cette pratique n’est toutefois pas carboneutre pour autant, loin de là…
 
La consommation mondiale de vidéos en continu génère annuellement 300 millions de tonnes de CO2, soit la même quantité de CO2 émise par un pays comme l’Espagne. Si vous suez en regardant une vidéo en différé, vous contribuez donc à cette statistique effarante. Vous préférez vous inscrire à des cours de groupe en ligne? Bien pour votre cœur, mais sachez que si vous vous retrouvez dans une classe virtuelle pour un entraînement et que tout le monde laisse sa caméra tourner pendant la séance, un cours d’une heure produira la même quantité de CO2 qu’un voyage de 12 000 km en voiture à essence.
 
En espérant que ces chiffres vous pousseront à vous dépasser comme jamais lors de votre prochaine séquence de tabata! S’ils vous convainquent plutôt de vous déconnecter pour transpirer, il existe aussi plusieurs programmes d’entraînement à imprimer, ce qui vaut franchement la peine sur le plan écologique.
 
 

8. DONNER CONGÉ À SA VOITURE

Pendant la saison froide, nous avons souvent tendance à troquer le vélo ou la marche contre la voiture bien chauffée. Mais pourquoi ne pas prolonger le transport actif en hiver? En plus de nous permettre de réduire notre impact sur le climat, se déplacer à pied ou à pédales nous permet de rester en forme, de réduire notre stress et même d’augmenter notre espérance de vie!

Si votre environnement et votre équipement le permettent, osez sortir les skis de fond ou les raquettes pour vos déplacements. Le vélo d’hiver est aussi une super option! Nul besoin d’un « fat bike », un vélo suffisamment lourd avec des pneus adaptés fera très bien l’affaire. Bien sûr, n’oublions pas la marche, beau temps, mauvais temps! Munissez-vous de crampons, et aucune condition météo ne vous empêchera plus d’aller faire vos commissions.

Pour vous inspirer encore plus, CLIQUEZ ICI.

 

9. LA COURSE CONTRE LA MONTRE

En nous encourageant à bouger et en suivant nos performances, la montre intelligente est une bonne alliée pour nous aider à tenir nos résolutions sportives. Toutefois, en ce qui concerne la santé de la planète, cet appareil est beaucoup moins bienveillant.

Comme pour nos téléphones, tablettes et ordinateurs qui génèrent et stockent une quantité effarante de données, les montres intelligentes nécessitent, pour leur fabrication, l’extraction et la transformation de minerais de plus en plus rares. Une importante quantité d’énergie fossile est dépensée avant que ces bracelets s’enroulent autour de nos poignets. Tout ça sans compter leur obsolescence souvent hâtive. Vous saviez que certains fabricants d’appareils technologiques vont jusqu’à coller ou souder des pièces pour rendre la réparation pratiquement impossible ?

Sachant cela, il peut être préférable d’optimiser l’utilisation de notre téléphone intelligent plutôt que de recourir à l’achat d’un autre appareil électronique. L’utilisation d’un brassard ou d’une pochette portée à la taille nous permettra de trimballer en tout confort notre cellulaire lors de notre prochaine course.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’empreinte écologique des technologies numériques : CLIQUEZ ICI.

 

10. LA GLACE EST MINCE...

Depuis quelques hivers, la météo en dents de scie rend nos joutes de hockey à la patinoire du quartier souvent incertaines. Si le phénomène du réchauffement planétaire vous préoccupe, sachez que vous n’êtes pas seul!

Des chercheurs de l’université Wilfrid-Laurier en Ontario ont eu la brillante idée de documenter les conditions météorologiques hivernales affectant des glaces extérieures partout en Amérique du Nord afin d’étudier les impacts à long terme des changements climatiques. En 2015, ce groupe de chercheurs estimait à une quarantaine le nombre de jours où le patinage serait possible dehors à Montréal en 2090. Soit un mois et quelques jours seulement!

Vous avez envie d’affûter vos lames (avant que la glace ne fonde!) et de participer à l’étude? C’est fort simple, vous n’avez qu’à inscrire votre patinoire de quartier ou celle de votre cour arrière juste ici : https://www.rinkwatch.org/create-account.html.


 

11. SE BOUCLER LA DOUCHE

Lorsqu’on fait souvent du sport, il peut nous arriver de multiplier les douches dans une journée et, ainsi, faire exploser notre consommation d’eau. En moyenne, une douche nécessite de 17 à 20 L d’eau par minute. Différentes études ont démontré que la durée idéale d’une douche était de 7 minutes, pour une averse totale de 120 à 140 L. La gorgée commence à être grosse, considérant qu’un bain nécessite environ 150 L d’eau…
 
Il vaut donc la peine d’essayer d’améliorer nos performances au chrono en réduisant la durée de nos ablutions. Pour nous motiver et savoir quand nous arrêter, on peut recourir à cette liste de lecture musicale comprenant différentes chansons de 4 minutes : https://open.spotify.com/playlist/57lCRI03INKkdOmFSttBtw.
 
En plus de limiter la durée de nos passages sous le jet, nous pouvons aussi opter pour des pommeaux qui réduisent le débit d’eau et penser de fermer le robinet pendant que nous nous savonnons et shampouinons.
 
 

12. DE L'ÉNERGIE, MAIS SANS EMBALLAGE

Le marché regorge de collations énergétiques pour les sportifs, qu’elles soient sous forme de barres, de boules ou de bouchées. Même si plusieurs des compagnies qui offrent ces produits prônent des valeurs d’écoresponsabilité, la québécoise Prana par exemple, il leur est difficile d’éliminer les emballages individuels en plastique jetable. Ces emballages ont néanmoins l’avantage écologique d’améliorer la conservation et donc de réduire considérablement le gaspillage alimentaire qui peut être désastreux pour le climat.
 
En cuisinant nous-mêmes nos collations énergétiques, on peut à la fois choisir des ingrédients à faible impact climatique (bio/locaux/végétaliens/en vrac) et réduire nos déchets. Notre agente à l’alimentation et chef principale, Catherine Fortin-Dubé, a accepté de nous partager sa recette de base pour une barre granola parfaite.
 
 
 

13. SPORT SUR ORDONNANCE

Lorsqu’il est question de développement durable, on pense tout de suite à l’environnement, mais les aspects social et économique font aussi partie de l’équation. Des médecins d’ici ont mis au point une belle stratégie pour prendre soin de la santé de notre économie (et de la nôtre, bien entendu!).

Saviez-vous qu’au Québec, depuis 2015, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique à leurs patients? Déployée à grande échelle, cette initiative conjointe de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et du Grand Défi Pierre Lavoie a constitué une première mondiale. Ces prescriptions sont faciles à adapter selon l’état et le style de vie de chacun. En plus, si les activités sont pratiquées adéquatement, les effets secondaires désagréables sont très limités.

Bien sûr, l’activité physique ne peut pas guérir toutes les maladies ou remplacer tous les médicaments. Elle est surtout appropriée pour les problèmes de santé mentale, les problèmes arthritiques, les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’hypertension. Quoiqu’il en soit, rester actif ne peut pas faire de tort à notre santé ni à notre économie! En effet, chaque dollar investi en prévention permet une économie d’un peu plus de 5 $ pour notre système de santé.

Pour en savoir plus sur le sujet, CLIQUEZ ICI.

 

13. INCLUSION ENTRE LES BUTS

Le sport, en plus d’offrir de nombreux bénéfices pour la santé, aide à mobiliser les communautés en favorisant l’esprit d’équipe, la participation et la convivialité. Il permet également de favoriser une culture de soutien au sein de la collectivité. Le sport aurait aussi l’avantage de favoriser l’inclusion de groupes exclus ou marginalisés.
 
Malheureusement, dans certains milieux, l’intimidation et la discrimination par rapport aux différences de toutes sortes perdurent, autant dans les gradins que sur le terrain. Ces comportements peuvent amener certains jeunes à se restreindre dans leurs pratiques sportives. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : à l’adolescence, alors que 68 % des jeunes disent pratiquer un sport, mais cette proportion diminue à 24% chez les jeunes de la communauté LGBTQ+.
 
Réalisé en 2018, le documentaire Franchir la ligne de Paul-Émile d’Entremont aborde le sujet de l’homophobie dans les sports en offrant des pistes d’action pour favoriser davantage l’inclusion. 
 
Pour voir le film, CLIQUEZ ICI.
 
  
 
 

14. LE BILAN CARBONE MUSCLÉ DES COURRIELS

Au cours de la dernière année et demie, plusieurs d’entre nous se sont abonnés à des applications mobiles ou des plateformes web pour se garder en forme. Plus récemment, avec le déconfinement des sports, certains se sont abonnés ou réabonnés à des centres sportifs et salles de conditionnement physique. Souvent, ces abonnements génèrent des envois de courriels : pour nous confirmer l’inscription, nous faire des rappels, nous donner des conseils ou des nouvelles… Nos boîtes de réception se remplissent rapidement, venant ainsi alourdir notre impact carbone.

Pour être acheminé à son destinataire, un courriel doit transiter par des centres de données, consommant ainsi de l’énergie et produisant par le fait même des gaz à effet de serre. Pour conserver des courriels dans nos boîtes de réception, de l’énergie est également consommée pour le stockage dans les centres de données. Ceux-ci, en plus de recourir à l’usage de métaux rares, doivent souvent être climatisés pour éviter la surchauffe des appareils.

Pour que la planète reste en forme elle aussi, pensez donc à faire le tri dans vos boîtes courriels régulièrement et à vous désabonner des listes d’envoi qui ne vous sont plus pertinentes.

Abonnement à l'infolettre